Je découvre la proposition subordonnée relative

enrichi GN de base4

La subordonnée relative est désormais abordée au cycle 4… Donc – officiellement – c’est avec force et vigueur que je nie faire découvrir à mes CM cette troisième expansion du nom, après celles de l’adjectif et du complément du nom.

Disons que nous la rencontrons sans le faire exprès, en toute fin d’année, lorsque nous révisons le groupe nominal. Et puis – l’air de rien – nous faisons quelques petites manipulations : remplacer un adjectif par un complément du nom puis par une proposition subordonnée relative pour traduire la même idée…  Généralement, cette première approche se passe bien : mes élèves l’appréhendent sans trop de difficultés et j’en profite pour la faire utiliser en production d’écrits (écrire un portrait, décrire une scène).

pronom relatif pour affiche liste de pronomsDans sa version Tiki, la proposition subordonnée relative est illustrée par une locomotive à vapeur. Elle est de la taille d’un jouet radioguidé. Voici quelques explications à propos de ce choix :

a) Comme le bateau-phrase, la locomotive à vapeur s’organise autour d’un verbe moteur. Elle doit posséder un pilote (GS) voire un mécano (CO). Le but est de montrer que c’est une proposition : son organisation présente des similitudes avec la phrase.

b) J’ai choisi un véhicule qui ne flotte pas et qui est de la taille d’un jouet pour symboliser que c’est une subordonnée. La proposition relative n’est pas autonome : elle coule si elle tente d’arpenter seule l’océan de Conversation. Elle doit se trouver sur un bateau phrase et être pilotée par un antécédent.

c) J’ai décidé d’en faire un engin filoguidé pour montrer que la relative dépend du nom noyau qu’elle complète. Ce nom – également appelé antécédent – ne peut être présent à bord de la locomotive car il n’est pas de la bonne taille. Il est représenté par un pronom relatif qui, lui, est adapté à la « mini-phrase ».

Voici la leçon que je n’utilise pas :

00 - leçon

Ainsi que les affiches sur lesquelles je ne m’appuie pas :

01 - Relative enrichit GN

02 - relative construite autour d'un verbe

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L’attribut du sujet

Bateau A3 attribut coul avec ciel3

Je réserve l’étude de l’attribut à mes CM. C’est la dernière fonction qu’ils étudient. Cette découverte n’intervient qu’à partir du mois d’avril, lorsqu’ils sont vraiment à l’aise dans la distinction complément du verbe / complément de phrase.  Je l’aborde une fois qu’ils savent distinguer un COD d’un COI et lorsqu’ils savent identifier le type de complément de phrase présent dans une phrase.

A l’issue des séances sur cette notion, je souhaite que mes élèves soient capables :

  • de citer la liste des verbes attributifs.
  • de repérer un verbe attributif dans une phrase.
  • d’identifier un attribut du sujet dans une phrase simple.
  • d’accorder l’adjectif attribut en genre et en nombre avec le sujet.

Pour l’adapter en version Tiki, j’ai symbolisé la fonction de l’attribut par une vigie de bateau. Mais si, voyons, vous savez, ce type qui crie au sommet de son mât : « les gau-…, les gau-gau-, les gaulois ! ».

17 verbe attribut 2 mains avec voile colère corps complet v7Je vous détaille les quatre points qui facilitent la lecture de cette illustration :

a) La vigie guette le GS. Elle tient également la voile qui aide le bateau à avancer. C’est un poste, un métier du bateau à l’instar du pilote (le sujet) ou du mécano (CO). C’est une fonction (pas une nature). On peut inclure dans la nacelle des tikis différents (adjectif, nom, GN…)

b) La vigie du bateau déploie une voile qui aide le verbe en propulsant le bateau. Pour que la voile reste bien en place et soit gonflée par le vent, on ne peut ni supprimer la vigie ni la déplacer. Je souhaite montrer ainsi que l’attribut est un complément du verbe, indispensable au bon fonctionnement de la phrase.

c) Une longue-vue fixée sur la nacelle de la vigie est pointée vers le début de la phrase. Elle permet à l’attribut d’observer le Groupe Sujet. L’attribut peut ainsi le veiller et choisir la voile qui correspond à l’état du GS ou celle qui indique une de ses qualités. Cela permet aussi à l’adjectif de s’accorder avec le GS.

d) C’est le tiki du verbe qui tient le mât au sommet duquel se trouve la vigie. Il ne fait rien d’autre car, sans lui, le mât tomberait et la voile d’état tenue par l’attribut ne pourrait pas être mise en place. L’idée est de montrer que l’attribut est introduit par un verbe d’état. Cela permet d’opérer une distinction entre verbe d’action (tiki du verbe avec outil) et verbe d’état (tiki du verbe avec le mât).

Voici la leçon que j’utilise :

00 - leçon attribut du sujet

Et maintenant les affiches dont je me sers pour illustrer les points saillants de la leçon :

01 - ATT est un CV

 

02 - ATT ne peut pas être effacé

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Je distingue les adverbes

adverbe ombré avec verres lunettesL’adverbe est la dernière classe de mots que mes élèves étudient. Ce travail s’inscrit généralement après une révision sur les compléments de phrase. A l’issue des séances sur l’adverbe, je souhaite que les loupiots soient capables :

  • d’identifier un adverbe dans une phrase.
  • de modifier ou de préciser le sens d’un verbe par l’ajout d’un adverbe.
  • de construire un adverbe par dérivation d’un adjectif donné.

L’illustration de l’adverbe est une paire de lunettes composées des lettres « a » et « d ». Il ne peut se poser que sur les Tikis dotés d’un nez : le verbe, l’adjectif ou un autre adverbe. Ce personnage permet de mieux voir, de préciser ou de modifier le sens du Tiki sur lequel il est posé. L’ensemble des caractéristiques de cette illustration est expliqué dans la carte d’identité suivante :

fiche identité de l'adverbe

Voici la leçon que j’utilise avec mes CM :

00 - leçon sur l'adverbe

Ci-après vous trouverez les affiches qui mettent en exergue les éléments importants de cette classe de mot :

01 - adv modifie sens d'un verbe

02 - adv modifie sens d'un adjectif

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Je distingue les prépositions

CC lieu préposition.pngLorsque mes CM ont étudié le complément du nom, je m’attarde avec eux sur la nouvelle classe de mots que constitue la préposition. A l’issue de mes séances en EDL, je souhaite que mes élèves soient capables :

  • d’identifier une préposition lorsqu’ils analysent un groupe de mots.
  • de distinguer un groupe prépositionnel complément du nom d’un COI qui complète le verbe.
  • de construire un complément de phrase en débutant par une préposition donnée.

chaudiere COI icone analyse phrase

La préposition est avant tout un mot outil. Elle introduit un mot ou un groupe de mots qui complète un autre élément : un nom, un verbe voire la phrase entière. Pour illustrer cette particularité, j’ai décliné le dessin de la préposition en trois formes distinctes : la poussette pour le complément du nom, la grue pour le COI et l’hélicoptère pour le complément de phrase. Je vous laisse consulter la fiche d’identité de ce tiki pour en savoir plus :

carte d'identité de la préposition

Avec mes élèves, j’utilise la leçon suivante :

00 - leçon préposition

Et voici les affiches qui reprennent et détaillent les points saillants de la leçon :

01 - prépo porteur de mots

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Je distingue le complément du nom

Cpt du Nom MASC s'interrogeant ombréAprès avoir appris à distinguer le groupe nominal et après avoir étudié l’adjectif, les CM abordent l’étude d’une autre expansion du GN : le complément du nom. A l’issue des séances en EDL, je souhaite qu’ils soient capables :

  • de repérer un complément du nom dans un GN.
  • d’enrichir un GN avec un complément du nom.
  • de remplacer un adjectif par un CDN.

Le complément du nom est un mot ou un groupe de mots introduit par une préposition. L’étude du CDN est donc la première occasion pour mes élèves de découvrir cette nouvelle classe de mots. Je veille surtout à ce qu’ils en connaissent une liste limitée mais variée. Cela leur permet ensuite de construire des CDN qui ne se limitent pas seulement à l’emploi de « à » ou « de ».

Voici la leçon que je fournis à mes élèves :

leçon CDN

Je vous livre également les affiches qui détaillent les points importants de la notion :

01 - CDN enrichit le GN de base

02 - CDN introduit par préposition

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Le présent des deuxième et troisième groupes.

verbe 2e groupe hérissonVis à vis du présent de l’indicatif, je suis longtemps resté indécis quant à la progression à adopter…

J’ai d’abord écarté l’idée d’une approche basée sur la catégorisation traditionnelle en groupes de verbe. Elle ne me semble pas très évidente avec des enfants parce qu’elle est fondée sur la distinction entre les différents types de  radical rencontrés à l’imparfait et au participe présent.

J’ai préféré opter pour un enseignement qui se base sur les groupes de terminaisons à mémoriser. J’ai donc structuré pour mes élèves des séances autour de la distinction entre les terminaisons des verbes en -er et les verbes autres que -er… Les ressources qui en découlent sont d’ailleurs disponibles dans cet article.

Cependant, il faut reconnaître que ce seul distinguo montre ses limites. Son principal défaut est qu’il n’inclut pas les nombreux cas particuliers que l’on peut rencontrer avec les verbes du premier comme du troisième groupe. Pour les prendre en compte de façon logique et progressive, j’ai donc complété ma progression et mes séances. Pour y voir plus clair, j’ai notamment utilisé le principe des groupes emboîtés auxquels on recourt pour la classification des animaux. Voici ce que cela donne :

présent groupes emboités et progression.jpg

Aujourd’hui, je vous livre les leçons et affiches qui couvrent les cas particuliers des verbes autres que -er…

Je me suis d’abord attelé aux verbes être, avoir et aller. Ils possèdent tous trois des terminaisons irrégulières qu’on ne retrouve pas chez d’autres. Pour chacun, j’ai tenté de faire émerger une idée directrice qui permette de mieux retenir leurs terminaisons :

  • Pour le verbe « être », c’est relativement simple. Il possède une double série de terminaisons en -s, -s, -t. Il est donc le maître du double Totem…
  • Avec « avoir », j’ai choisi l’idée de l’agent triple A. Pour la première personne, c’est l’agent d’entretien qui passe le balai (j’ai). Pour la seconde, c’est l’agent de maintenance qui laisse un -S plein de graisse (tu as). Et enfin à la troisième, c’est l’agent secret anglais qui n’aime pas le thé / -T (il a).
  • Pour « aller », la seule inspiration que j’ai trouvée est qu’il perd une lettre à chaque changement de personne : je vais, tu va(i)s, il va(is). Je l’ai associé des feuilles d’automne…

leçon présent être avoir aller

10 - être a un double totem

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Le présent de l’indicatif

présent nb 17Après les terminaisons récurrentes, mes élèves étudient le présent de l’indicatif. A l’issue des séances de conjugaison, je souhaite qu’ils soient capables de :

  • choisir le PPS qui correspond à un verbe conjugué au présent.
  • conjuguer un verbe du 1er groupe au présent.
  • conjuguer un verbe du 2e ou du 3e groupe au présent.
  • réécrire une phrase en changeant le PPS utilisé et en modifiant la terminaison du verbe.
  • réécrire au présent un court texte écrit au passé ou au futur.

Totem2Comme pour les terminaisons récurrentes, je préfère prévenir: ma façon d’enseigner le présent constitue un OPNI (objet pédagogique non identifié).

Je l’ai mise au point progressivement, en cherchant avant tout à m’adapter aux élèves dys- qui passent dans ma classe. Cette approche est basée sur l’apprentissage de ritournelles simples qui servent d’ancrages mémoriels. Le but est de s’approprier un savoir formel en le transposant sous la forme d’une brève histoire contextualisée.

Je consacre beaucoup d’heures à l’enseignement de ce temps de conjugaison. Je considère qu’il est le plus difficile de la langue française. Sa complexité tient au nombre et à la diversité des terminaisons qui le composent. Aussi, je respecte un cheminement très progressif et immuable sur six semaines en CE1-CE2 (trois semaines en CM1). Le voici synthétisé :

  • Nous révisons d’abord comment mettre un verbe à l’infinitif, en utilisant « il va… » (semaine 1). Cette étape permettra ensuite de choisir entre les deux sortes de terminaisons des personnes du singulier : celles des verbes du 1er groupe et celles des verbes du 2e et 3ème groupes.
  • Conjugaison des verbes en -er aux personnes du singulier (semaine 1). Mes élèves apprennent à commencer leur phrase par « en ce moment » pour ancrer le verbe dans le présent. Ils mémorisent par coeur la ritournelle « verbe en -er, verbe en -e ». Ils réutilisent l’astuce du « -S plein de graisse » pour la 2ème personne du singulier.
  • Conjugaison des verbes autres qu’en -er aux personnes du singulier (semaine 2). Mes élèves retiennent l’assertion « pas de -er, pas de -e ». Je leur en apprends ensuite une autre : « J’écoute le chant du verbe et j’invoque le totem du -S -S -T ». Généralement, nous scandons les terminaisons à la façon d’un chant guerrier. Je me permets une petite remarque sur l’illustration du totem que j’ai dessinée. Sa tête n’est pas seulement décorative. Les oreilles surdimensionnées rappellent qu’il faut d’abord écouter comment sonne le verbe (pour trouver le radical) avant de lui apposer sa terminaison.
  • Conjugaison des verbes de tous groupes aux personnes du singulier (semaines 2 et 3). Mes élèves doivent utiliser le passage par l’infinitif pour identifier la catégorie de terminaisons qui correspond au verbe à conjuguer. C’est à ce moment que j’utilise l’astuce (et l’affiche) d’E.T. pour choisir entre « -e » et « -t » à la 3ème personne du singulier.
  • Conjugaison des verbes de tous groupes au pluriel (semaines 4 et 5), avec la révision des personnes récurrentes : -ons, -ez, -ent. Une fois réactivées, nous découvrons les « exceptions ». Il s’agit des verbes pour lesquels la terminaison de la deuxième personne du pluriel est « -tes » (être, faire, dire) et ceux pour lesquels la terminaison de la 3ème du pluriel est « -ont » (être, avoir, faire, aller).
  • Conjugaison des verbes « être, avoir, aller » (semaine 5-6). J’aborde ces verbes très usités en dernier car ils ajoutent encore des irrégularités : « j’ai », « nous sommes », « il va »… S’ils sont introduits trop tôt, ils peuvent faire perdre de vue les règles générales de formation du présent. Plus tard dans l’année, nous découvrirons d’autres verbes avec une particularité : prendre, vouloir, pouvoir…

rapière

Une dernière chose. Comme pour les terminaisons récurrentes, je privilégie les séances courtes, rituelles, quotidiennes et ludiques (<15 mn). Je recours toujours à des activités sur ardoise menées en groupe classe ou en petits groupes de 4 à 6 élèves. Ces moments sont plus efficaces et mieux vécus que les longues séances de conjugaison. Un court travail individuel sur cahier peut venir après une activité collective mais il n’est jamais proposé sans « mise en jambes ».

Au niveau des ressources, voici la leçon que j’utilise :

leçon présent

Et les affiches qui détaillent les éléments pertinents pour cette notion :

00 - débute ta phrase par en ce moment

01 - singulier vb 1er groupe

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