Archives pour la catégorie Conjugaison

Le futur de l’indicatif

futur 17Après l’étude de l’imparfait, mes élèves revoient le futur de l’indicatif. A l’issue des séances de conjugaison, je souhaite qu’ils soient capables de :

  • choisir le PPS qui correspond à un verbe conjugué au futur
  • conjuguer correctement un verbe au futur.
  • réécrire une phrase en changeant le PPS utilisé et en modifiant la terminaison du verbe.
  • réécrire au futur un court texte écrit au présent ou à l’imparfait.

Comme pour les terminaisons récurrentes, le présent et l’imparfait, mon approche se  fonde sur l’apprentissage de phrases qui servent d’ancrages mémoriels. L’idée est toujours la même : s’approprier un savoir formel (les terminaisons) en le transposant sous la forme d’une brève histoire contextualisée.

tornadeLa première phrase mémoire utilisée est « Au futur, le verbe ne manque pas d’R« . Elle est illustrée par une tornade qui soulève les différentes marques en -R que l’on peut rencontrer au futur.

Je propose cette phrase pour éviter de parler d’infinitif pour les verbes du 1er et du second groupe.

Quand j’emploie le terme « d’infinitif », cela crée parfois une incompréhension chez certains élèves pour qui cette marque correspond uniquement à celle du verbe « dans le dictionnaire », à celle du verbe « au repos ». Dès lors comment peut-elle être employée pour conjuguer un verbe ?

De plus, les élèves reprennent souvent cette idée d’infinitif pour les verbes du 3ème groupe avec des résultats incorrects tels que « je savoirai, tu teniras… ». Avec cette première phrase-mémoire, je recentre les élèves sur l’idée d’écrire un radical qui se termine par R avant d’ajouter la marque de personne.

verbe portrait agent secret 2017La seconde phrase qu’ils doivent retenir concerne les terminaisons des trois premières personnes : « Au singulier, le verbe se prend pour l’agent triple A« .  Cet agent correspond à l’image utilisée pour mémoriser les terminaisons du présent du verbe avoir.  C’est un recyclage fondé sur la similitude des terminaisons (-ai, -as, -a) .

Pour le pluriel, rien de particulier pour les première et seconde personnes qui renvoient aux terminaisons des personnes récurrentes.

J’insiste bien sur la confusion possible entre les marques -ons / -ont pour « nous » et « ils ». Afin de la limiter, je demande aux enfants d’apprendre la phrase suivante : « Avec « nous », au futur, le verbe est sous les ronces (r-ons) mais, dans les iles (ils), le verbe est sur le pont« . Pour les enfants en difficulté, j’insiste beaucoup sur la position sous / sur avec la main : le geste réactive souvent la terminaison associée à chaque personne.

Voici la leçon que j’utilise :

00 - leçon futur

Et les affiches qui détaillent les points saillants :

01 - débute ta phrase par demain

02 - terminaisons sont les mêmes

03 - au futur le verbe ne manque pas d'R

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L’imparfait de l’indicatif

V cadrans temps imparfait 17

Après l’étude du présent qui nous occupe jusqu’en janvier, mes élèves abordent l’imparfait. A l’issue des séances de conjugaison, je souhaite qu’ils soient capables de :

  • choisir le PPS qui correspond à un verbe conjugué à l’imparfait
  • Trouver le radical du verbe et le conjuguer correctement à l’imparfait.
  • réécrire une phrase en changeant le PPS utilisé et en modifiant la terminaison du verbe.
  • réécrire à l’imparfait un court texte écrit au présent ou au futur.

Remblai et totem2

Comme pour le présent, j’ai fondé mon approche sur l’apprentissage de ritournelles simples qui servent d’ancrages mémoriels. L’idée est de s’approprier un savoir formel et arbitraire (les terminaisons) en le transposant sous la forme d’une brève histoire contextualisée.

Pour les personnes du singulier, « Je pose le totem sur le remblai » est la phrase mémoire utilisée. La sonorité finale du mot « remblai » renvoie à la terminaison de temps en « -ai » ; le « totem » (qui a déjà été utilisé pour le présent)  indique qu’il faut recourir aux terminaisons « -s, -s, -t » pour marquer la personne.

Taillis couleurAu pluriel, je recours aux phrases-mémoire : »Avec nous, il y a des ronces dans le taillis« , « Avec vous, Zorro se cache dans le taillis« . La sonorité finale du mot « taillis » renvoie à la terminaison de temps en « -i » utilisée pour les 1ère et 2ème personnes du pluriel. Les « ronces » et l’évocation de « Zorro » renvoient aux astuces de personnes récurrentes déjà utilisées pour le présent.

La plupart du temps, les CE ne connaissent pas les mots « remblai » et « taillis ». C’est donc l’occasion d’un travail de vocabulaire avec recherche dans le dictionnaire… Et puis, comme toujours en conjugaison, je recours à des séances courtes, rituelles, quotidienne et ludiques (<15 mn). Je mets en place des activités sur ardoise menées en groupe classe ou en petits groupes de 4 à 6 élèves. Cela favorise la mémorisation des phrases et leur usage pour construire la terminaison correcte.

Voici la leçon que j’utilise avec mes CE-CM :

00 - leçon imparfait

Et voici les affiches qui reprennent les points saillants de ce temps du passé :

01 - débute la phrase par autrefois

02 - imparfait personnes du singulier

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Le présent des auxiliaires, des 2ème et 3ème groupes.

verbe 2e groupe hérissonVis à vis du présent de l’indicatif, je suis longtemps resté indécis quant à la progression à adopter…

J’ai d’abord écarté l’idée d’une approche basée sur la catégorisation traditionnelle en groupes de verbe. Elle ne me semble pas très évidente avec des enfants parce qu’elle est fondée sur la distinction entre les différents types de  radical rencontrés à l’imparfait et au participe présent.

J’ai préféré opter pour un enseignement qui se base sur les groupes de terminaisons à mémoriser. J’ai donc structuré pour mes élèves des séances autour de la distinction entre les terminaisons des verbes en -er et les verbes autres que -er… Les ressources qui en découlent sont d’ailleurs disponibles dans cet article.

Cependant, il faut reconnaître que ce seul distinguo montre ses limites. Son principal défaut est qu’il n’inclut pas les nombreux cas particuliers que l’on peut rencontrer avec les verbes du premier comme du troisième groupe. Pour les prendre en compte de façon logique et progressive, j’ai donc complété ma progression et mes séances. Pour y voir plus clair, j’ai notamment utilisé le principe des groupes emboîtés auxquels on recourt pour la classification des animaux. Voici ce que cela donne :

présent groupes emboités et progression.jpg

Aujourd’hui, je vous livre les leçons et affiches qui couvrent les cas particuliers des verbes autres que -er…

Je me suis d’abord attelé aux verbes être, avoir et aller. Ils possèdent tous trois des terminaisons irrégulières qu’on ne retrouve pas chez d’autres. Pour chacun, j’ai tenté de faire émerger une idée directrice qui permette de mieux retenir leurs terminaisons :

  • Pour le verbe « être », c’est relativement simple. Il possède une double série de terminaisons en -s, -s, -t. Il est donc le maître du double Totem…
  • Avec « avoir », j’ai choisi l’idée de l’agent triple A. Pour la première personne, c’est l’agent d’entretien qui passe le balai (j’ai). Pour la seconde, c’est l’agent de maintenance qui laisse un -S plein de graisse (tu as). Et enfin à la troisième, c’est l’agent secret anglais qui n’aime pas le thé / -T (il a).
  • Pour « aller », la seule inspiration que j’ai trouvée est qu’il perd une lettre à chaque changement de personne : je vais, tu va(i)s, il va(is). Je l’ai associé des feuilles d’automne…

leçon présent être avoir aller

10 - être a un double totem

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Le présent de l’indicatif

présent nb 17Après les terminaisons récurrentes, mes élèves étudient le présent de l’indicatif. A l’issue des séances de conjugaison, je souhaite qu’ils soient capables de :

  • choisir le PPS qui correspond à un verbe conjugué au présent.
  • conjuguer un verbe du 1er groupe au présent.
  • conjuguer un verbe du 2e ou du 3e groupe au présent.
  • réécrire une phrase en changeant le PPS utilisé et en modifiant la terminaison du verbe.
  • réécrire au présent un court texte écrit au passé ou au futur.

Totem2Comme pour les terminaisons récurrentes, je préfère prévenir: ma façon d’enseigner le présent constitue un OPNI (objet pédagogique non identifié).

Je l’ai mise au point progressivement, en cherchant avant tout à m’adapter aux élèves dys- qui passent dans ma classe. Cette approche est basée sur l’apprentissage de ritournelles simples qui servent d’ancrages mémoriels. Le but est de s’approprier un savoir formel en le transposant sous la forme d’une brève histoire contextualisée.

Je consacre beaucoup d’heures à l’enseignement de ce temps de conjugaison. Je considère qu’il est le plus difficile de la langue française. Sa complexité tient au nombre et à la diversité des terminaisons qui le composent. Aussi, je respecte un cheminement très progressif et immuable sur six semaines en CE1-CE2 (trois semaines en CM1). Le voici synthétisé :

  • Nous révisons d’abord comment mettre un verbe à l’infinitif, en utilisant « il va… » (semaine 1). Cette étape permettra ensuite de choisir entre les deux sortes de terminaisons des personnes du singulier : celles des verbes du 1er groupe et celles des verbes du 2e et 3ème groupes.
  • Conjugaison des verbes en -er aux personnes du singulier (semaine 1). Mes élèves apprennent à commencer leur phrase par « en ce moment » pour ancrer le verbe dans le présent. Ils mémorisent par coeur la ritournelle « verbe en -er, verbe en -e ». Ils réutilisent l’astuce du « -S plein de graisse » pour la 2ème personne du singulier.
  • Conjugaison des verbes autres qu’en -er aux personnes du singulier (semaine 2). Mes élèves retiennent l’assertion « pas de -er, pas de -e ». Je leur en apprends ensuite une autre : « J’écoute le chant du verbe et j’invoque le totem du -S -S -T ». Généralement, nous scandons les terminaisons à la façon d’un chant guerrier. Je me permets une petite remarque sur l’illustration du totem que j’ai dessinée. Sa tête n’est pas seulement décorative. Les oreilles surdimensionnées rappellent qu’il faut d’abord écouter comment sonne le verbe (pour trouver le radical) avant de lui apposer sa terminaison.
  • Conjugaison des verbes de tous groupes aux personnes du singulier (semaines 2 et 3). Mes élèves doivent utiliser le passage par l’infinitif pour identifier la catégorie de terminaisons qui correspond au verbe à conjuguer. C’est à ce moment que j’utilise l’astuce (et l’affiche) d’E.T. pour choisir entre « -e » et « -t » à la 3ème personne du singulier.
  • Conjugaison des verbes de tous groupes au pluriel (semaines 4 et 5), avec la révision des personnes récurrentes : -ons, -ez, -ent. Une fois réactivées, nous découvrons les « exceptions ». Il s’agit des verbes pour lesquels la terminaison de la deuxième personne du pluriel est « -tes » (être, faire, dire) et ceux pour lesquels la terminaison de la 3ème du pluriel est « -ont » (être, avoir, faire, aller).
  • Conjugaison des verbes « être, avoir, aller » (semaine 5-6). J’aborde ces verbes très usités en dernier car ils ajoutent encore des irrégularités : « j’ai », « nous sommes », « il va »… S’ils sont introduits trop tôt, ils peuvent faire perdre de vue les règles générales de formation du présent. Plus tard dans l’année, nous découvrirons d’autres verbes avec une particularité : prendre, vouloir, pouvoir…

rapière

Une dernière chose. Comme pour les terminaisons récurrentes, je privilégie les séances courtes, rituelles, quotidiennes et ludiques (<15 mn). Je recours toujours à des activités sur ardoise menées en groupe classe ou en petits groupes de 4 à 6 élèves. Ces moments sont plus efficaces et mieux vécus que les longues séances de conjugaison. Un court travail individuel sur cahier peut venir après une activité collective mais il n’est jamais proposé sans « mise en jambes ».

Au niveau des ressources, voici la leçon que j’utilise :

leçon présent

Et les affiches qui détaillent les éléments pertinents pour cette notion :

00 - débute ta phrase par en ce moment

01 - singulier vb 1er groupe

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Les terminaisons de personne récurrentes

Après avoir découvert les différents pronoms personnels, j’ai pour habitude de m’atteler à la conjugaison proprement dite. Je débute toujours avec l’étude des terminaisons de personne récurrentes. Il s’agit des marques de personne que l’on retrouve aussi bien au passé, au présent ou au futur.

A l’issue de mes séances, je souhaite que mes élèves soient capables :

  • de réciter les phrases mnémotechniques associées aux pronoms  « tu, nous, vous, ils / elles ».
  • d’ajouter au verbe (dont le radical est déjà écrit) la terminaison correspondante a un de ces PP.
  • de commencer à conjuguer « à l’oreille » aux temps de l’imparfait, du présent et du futur, en utilisant les terminaisons qui correspondent à ces personnes.

Avant d’aller plus loin, je préfère prévenir : mon approche est peu conventionnelle. Mais cela fonctionne dans ma classe. Je vous laisse découvrir si cela peut vous convenir. Pour que vous cerniez mieux mon intention, je me permets une petite digression.

Tout le monde connaît par cœur la phrase « Mais où est donc Ornicar ? ». Cette question évoque la réplique d’un personnage fictif à la recherche d’une personne au prénom plus qu’improbable.  Elle est bizarre, fantaisiste, venue de nulle part. Mais voilà : elle permet sans mal de se remémorer la liste des différentes conjonctions de coordination. Et bien, j’ai essayé de procéder de la même façon avec les terminaisons de personne.

J’ai associé à chaque pronom personnel une ritournelle simple, accompagnée d’un dessin qui l’illustre fidèlement. Ainsi les élèves visuels comme les enfants auditifs peuvent se la rappeler automatiquement. Les différentes assertions n’ont pas de lien entre elles. Ces dernières sont surtout un prétexte. L’objectif est de s’approprier un savoir formel et arbitraire en le transposant sous la forme d’une brève histoire contextualisée.

Chaque jour, pendant trois semaines, je mets en oeuvre un rituel rapide qui offre aux enfants l’occasion de mobiliser leurs connaissances. Je propose des minis dictées, des petits exercices collectifs : QCM avec plusieurs terminaisons, jeu de la terminaison pirate dans une série correcte, choix du PP qui correspond à un verbe déjà conjugué… En plus du présent, je veille à proposer aux élèves des activités de conjugaison à l’imparfait ou au futur. L’idée est de montrer aux enfants qu’en faisant confiance à leur oreille et en appliquant les règles de personne, ils parviennent à conjuguer correctement beaucoup de verbes.

Je cesse ces activités lorsque le recours aux phrases mnémotechniques est devenu naturel et immédiat. Nous enchaînons ensuite avec le programme traditionnel et l’étude des différents temps. Depuis quelques années, j’ai constaté que cette première approche donne confiance à mes élèves dans « l’art de conjuguer ». Elle constitue un moment repère auxquels ils se réfèrent souvent. Cela leur offre un premier ancrage sur lequel ils s’appuient lorsqu’ils  abordent dans le détail un temps de conjugaison en particulier.

Voici la leçon que je fournis à mes CE2-CM1 :

00 - leçon

Et voici les affiches qui reprennent de façon détaillée les éléments pertinents pour cette notion :

les trois Q du verbe

terminaisons sont récurrentes

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Je distingue les pronoms personnels

Voici un article consacré aux pronoms personnels sujets. Lorsque je les étudie avec mes élèves, je souhaite qu’ils soient capables :

  • de repérer les PP de reprise dans un récit et d’identifier à qui ils renvoient.
  • de remplacer un GN par un pronom personnel pour éviter une répétition.
  • d’écrire un PP en fonction de la personne et du nombre demandés (écrire le PP de la 2ème personne du pluriel par exemple).
  • de faire varier le nombre d’un PP sans changer la personne (par exemple, passer de « tu » à « vous »).

Chez les Tikis, les Pronoms Personnels ont la forme des initiales PP. Ils correspondent à un personnage à plusieurs têtes que l’on peut « réveiller » pour faire varier la personne. Pour les détails de la genèse de ces personnages, vous pouvez consulter la fiche ci-dessous :

00 - fiche d'identité du PP

Pour introduire les PP, je pars souvent de la découverte guidée d’un dialogue et d’un récit. Je fais chercher à mes élèves les petits mots qui désignent les personnages. Mon objectif est de faire comprendre que les PP utilisés dépendent souvent du type de texte :

  • les pronoms de la 1ère et de la 2ème personne désignent généralement les participants d’un dialogue.
  • les pronoms de la 3ème personne désignent le plus souvent les personnages d’un récit. On voit ensuite que ces PP sont également présents dans un dialogue pour  évoquer un acteur extérieur à la conversation entre deux individus.

Voici la leçon que je propose et qui reprend ce classement en pronoms du dialogue / pronoms du récit :

Leçon PPS - cleclasse

Et enfin voici les affiches qui reprennent les différents points évoqués dans la leçon :

01 - PP du dialogue

 

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Le passé, le présent, le futur

A propos de cette notion, je souhaite que mes élèves soient capables :

  • d’indiquer si une action a lieu au passé, au présent ou au futur.
  • de repérer les indicateurs de temps dans un texte.
  • de choisir un indicateur de temps qui corresponde au temps du verbe.
  • de choisir le temps d’un verbe en fonction d’un indicateur de temps.

Voici les affiches et leçon que j’utilise :

passé présent futur - leçon

passé présent futur - aff

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