Archives du mot-clé fonction

L’attribut du sujet

Bateau A3 attribut coul avec ciel3

Je réserve l’étude de l’attribut à mes CM. C’est la dernière fonction qu’ils étudient. Cette découverte n’intervient qu’à partir du mois d’avril, lorsqu’ils sont vraiment à l’aise dans la distinction complément du verbe / complément de phrase.  Je l’aborde une fois qu’ils savent distinguer un COD d’un COI et lorsqu’ils savent identifier le type de complément de phrase présent dans une phrase.

A l’issue des séances sur cette notion, je souhaite que mes élèves soient capables :

  • de citer la liste des verbes attributifs.
  • de repérer un verbe attributif dans une phrase.
  • d’identifier un attribut du sujet dans une phrase simple.
  • d’accorder l’adjectif attribut en genre et en nombre avec le sujet.

Pour l’adapter en version Tiki, j’ai symbolisé la fonction de l’attribut par une vigie de bateau. Mais si, voyons, vous savez, ce type qui crie au sommet de son mât : « les gau-…, les gau-gau-, les gaulois ! ».

17 verbe attribut 2 mains avec voile colère corps complet v7Je vous détaille les quatre points qui facilitent la lecture de cette illustration :

a) La vigie guette le GS. Elle tient également la voile qui aide le bateau à avancer. C’est un poste, un métier du bateau à l’instar du pilote (le sujet) ou du mécano (CO). C’est une fonction (pas une nature). On peut inclure dans la nacelle des tikis différents (adjectif, nom, GN…)

b) La vigie du bateau déploie une voile qui aide le verbe en propulsant le bateau. Pour que la voile reste bien en place et soit gonflée par le vent, on ne peut ni supprimer la vigie ni la déplacer. Je souhaite montrer ainsi que l’attribut est un complément du verbe, indispensable au bon fonctionnement de la phrase.

c) Une longue-vue fixée sur la nacelle de la vigie est pointée vers le début de la phrase. Elle permet à l’attribut d’observer le Groupe Sujet. L’attribut peut ainsi le veiller et choisir la voile qui correspond à l’état du GS ou celle qui indique une de ses qualités. Cela permet aussi à l’adjectif de s’accorder avec le GS.

d) C’est le tiki du verbe qui tient le mât au sommet duquel se trouve la vigie. Il ne fait rien d’autre car, sans lui, le mât tomberait et la voile d’état tenue par l’attribut ne pourrait pas être mise en place. L’idée est de montrer que l’attribut est introduit par un verbe d’état. Cela permet d’opérer une distinction entre verbe d’action (tiki du verbe avec outil) et verbe d’état (tiki du verbe avec le mât).

Voici la leçon que j’utilise :

00 - leçon attribut du sujet

Et maintenant les affiches dont je me sers pour illustrer les points saillants de la leçon :

01 - ATT est un CV

 

02 - ATT ne peut pas être effacé

Lire la suite

Publicités

Je distingue le complément du nom

Cpt du Nom MASC s'interrogeant ombréAprès avoir appris à distinguer le groupe nominal et après avoir étudié l’adjectif, les CM abordent l’étude d’une autre expansion du GN : le complément du nom. A l’issue des séances en EDL, je souhaite qu’ils soient capables :

  • de repérer un complément du nom dans un GN.
  • d’enrichir un GN avec un complément du nom.
  • de remplacer un adjectif par un CDN.

Le complément du nom est un mot ou un groupe de mots introduit par une préposition. L’étude du CDN est donc la première occasion pour mes élèves de découvrir cette nouvelle classe de mots. Je veille surtout à ce qu’ils en connaissent une liste limitée mais variée. Cela leur permet ensuite de construire des CDN qui ne se limitent pas seulement à l’emploi de « à » ou « de ».

Voici la leçon que je fournis à mes élèves :

leçon CDN

Je vous livre également les affiches qui détaillent les points importants de la notion :

01 - CDN enrichit le GN de base

02 - CDN introduit par préposition

Lire la suite

Les opérations syntaxiques

 

Il existe des manipulations de base que mes élèves utilisent en étude de la langue. Elles sont au nombre de cinq.  Ces opérations dites « syntaxiques » sont :

  1. le déplacement.
  2. l’effacement.
  3. le remplacement.
  4. l’addition / l’ajout.
  5. l’encadrement.

Ces manipulations peuvent être mises en oeuvre dans n’importe quelle phrase ou avec n’importe quel groupe de mots. Elles constituent une sorte d’alphabet procédural qui facilite l’essentiel du travail en français. Elles sont détaillées avec force exemples sur la page de l’Office québécois de la langue française. Pour ma part, voici quelques uns des usages que j’en ai avec mes CE2-CM :

  • En analyse de phrase, les opérations d’effacement, de déplacement et d’encadrement se substituent aisément aux questions que l’on se pose pour trouver le sujet (qui ?), le CO (qui ? quoi ?) ou le CC (où ? quand ? comment ?). A mes yeux, ces procédures sont bien plus efficaces : la manipulation fonctionne ou elle ne fonctionne pas. Il ne peut pas y avoir d’ambiguïté.
  • Ensuite, ces procédures ne se cantonnent pas qu’au repérage des fonctions. Elles permettent d’identifier la nature d’un mot (par remplacement d’un mot de même nature). Elles facilitent également les accords dans le GN. On peut, par exemple, reconnaître la nécessité d’accorder au féminin en remplaçant un adjectif comme « affamée » par un adjectif sonore comme « grande ».
  • Et puis, une fois maîtrisées, ces opérations permettent d’enrichir ses phrases et sa pensée. Savoir déplacer un complément de phrase pour le mettre en valeur ou savoir ajouter un élément pour étoffer son propos constituent des compétences précieuses. De même, en production d’écrits, il peut être utile de savoir remplacer un terme par un autre pour éviter les répétitions…

De fait, vous avez déjà croisé les icônes qui symbolisent ces opérations dans les leçons et affiches que j’ai mises à disposition. Alors pourquoi des référents dédiés ? Le plus souvent, pour gagner du temps. En classe, je peux ainsi pointer vers l’opération syntaxique utilisée (par exemple, l’encadrement), sans pour autant recourir à l’affiche-thématisée-qui-va-bien-mais-que-je-ne-trouve-pas-au-moment-fatidique (l’affiche sur le GS avec le recours à « c’est… qui » pour l’identifier). C’est commode et cela montre aux enfants que l’étude de la langue, finalement, n’est pas si complexe puisqu’on utilise toujours les mêmes procédés.

Appel à ta mémoire, lecteur : je suis certain d’avoir emprunté la mise en page de la fiche synthèse et l’idée des icônes (que j’ai redessinées)… J’ai croisé ce travail voilà plusieurs années et je ne sais plus où je l’ai visualisé. Si quelqu’un reconnaît l’esprit de cette production, je serai ravi d’indiquer la source de mon inspiration et de combler une lacune dans ma petite tête.

01 - opérations syntaxiques - leçon - cleclasse

02 - opé syntaxiques - aff synthèse - cleclasse

Lire la suite

Les compléments du verbe

Lorsque mes élèves savent distinguer un complément de phrase d’un complément du verbe en recourant aux manipulations de déplacement et de suppression, j’aborde plus en détail l’étude des compléments du verbe.

A l’issue de ces séances, je souhaite que les CE2-CM sachent :

  • repérer les compléments du verbe dans une phrase.
  • distinguer un COD d’un COI.
  • compléter un verbe avec un complément du verbe pertinent.
  • compléter un verbe avec deux compléments du verbe (COD et COI).

Dans ma classe, j’ai conservé l’appellation COD et COI. Je trouve ça infiniment plus pratique que « complément du verbe direct » et « complément du verbe indirect »… J’explique que la dénomination COD signifie COmplément Direct et COI signifie COmplément Indirect (au lieu de complément d’objet) et le tour est joué. Cela évite les confusions et permet de faire le lien avec notre collège de secteur qui a conservé cette terminologie… Il sera bien temps de rétablir la vérité à ce moment là…

Pour transposer cette idée chez les Tikis, j’ai utilisé le métier de matelot-CO ! Ce matelot-CO, c’est le Tiki ou le groupe de Tikis qui complètent la chaudière du verbe avec du charbon pour que la machine-verbe fonctionne correctement. Ainsi, le bateau de la phrase peut voguer sans heurts et délivrer son message ! Quand le matelot travaille directement au remplissage, c’est un COD. Lorsque le matelot utilise une préposition-grue pour se mettre à distance du charbon qui salit, c’est un COI. Dans ce dernier cas, le visuel de la préposition est transformé. Cela permet d’effectuer une distinction entre la préposition qui introduit un complément du nom (une poussette dépendant du nom noyau) et la préposition qui introduit un COI (une préposition grue autonome).

Ci-après se trouve la leçon que j’utilise :

00 - leçon

Et voici les affiches qui reprennent et détaillent les points abordés dans la leçon :

04 - le COD complète directement

Lire la suite

Les compléments de phrase

Quand nous approfondissons les compléments de phrase, je souhaite que mes élèves soient capables :

  • de les identifier par manipulation (effacer et déplacer).
  • d’identifier à quelle question ils répondent : où ? quand ? comment ? pourquoi ?
  • d’ajouter un ou plusieurs compléments de phrase à une phrase.
  • d’ajouter un complément de phrase d’un type imposé (lieu, temps, manière, cause).

Pour la plupart de ces compétences, je recours à un odieux moyen mnémotechnique : il s’agit du coq Pépé… Il correspond à un acronyme C.O.Q.P.  qui permet de se rappeler les questions liées aux circonstances les plus fréquentes.

Je préfère prévenir qu’au départ le coq Pépé était le coq PéBé pour constituer l’acronyme C.O.Q.P.B. soit Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ? dans quel But ? Mais c’est un peu trop de circonstances pour le CM1… et puis certains élèves facétieux avaient tendance à remplacer le B par un D…  Du coup, difficile d’utiliser cette astuce dans une ambiance de travail sereine et concentrée. Cette année, c’est rentré dans l’ordre en l’appelant « Pépé »…

Avec les Tikis, le complément de phrase est symbolisé, pour le GN, par un parachute ascensionnel que l’on peut déplacer en l’accrochant à un treuil différent. Pour les groupes prépositionnels et l’adverbe, j’utilise aussi le dessin de l’hélicoptère. Cela permet d’ancrer l’idée de mobilité dans la tête des élèves : les CP accompagnent le bateau-phrase mais ne le font pas avancer.

Voici la leçon et les affiches que j’utilise :

Leçon

02 - renseigne sur les circonstances

Lire la suite

Je distingue les compléments

Depuis les nouveaux programmes, les COD, COI et CC sont à aborder comme des compléments de phrase ou des compléments du verbe… Lorsque je travaille ces notions avec mes élèves, je commence d’abord par leur apprendre ce qu’est un complément. Ensuite, le plus important à mes yeux est qu’il sache les distinguer… Ce n’est qu’après avoir bien ancré ce savoir que j’aborde dans le détail les différents compléments (qu’il soient du verbe ou de phrase).

Dans ma classe, une fois identifié le sujet et le verbe, on recherche d’abord les compléments de phrase. Ils doivent être déplaçables et supprimables. Les deux conditions doivent être remplies. Si l’une d’entre elle ne peut l’être, alors c’est un complément du verbe.

Du coup, dans une phrase comme « je vais au cinéma« , je considère le groupe « au cinéma » comme un complément du verbe qui renseigne sur la circonstance. En version Tiki, c’est un GN portant une bannière (de lieu) qui remplit la chaudière… Je ne sais pas si c’est exact mais c’est comme cela que je le vois.

Voici la leçon et les affiches que j’utilise :

lecon - je distingue les compléments de phrase et du verbe

00 - c'est quoi un complément

Lire la suite