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Le présent de l’indicatif

présent nb 17Après les terminaisons récurrentes, mes élèves étudient le présent de l’indicatif. A l’issue des séances de conjugaison, je souhaite qu’ils soient capables de :

  • choisir le PPS qui correspond à un verbe conjugué au présent.
  • conjuguer un verbe du 1er groupe au présent.
  • conjuguer un verbe du 2e ou du 3e groupe au présent.
  • réécrire une phrase en changeant le PPS utilisé et en modifiant la terminaison du verbe.
  • réécrire au présent un court texte écrit au passé ou au futur.

Totem2Comme pour les terminaisons récurrentes, je préfère prévenir: ma façon d’enseigner le présent constitue un OPNI (objet pédagogique non identifié).

Je l’ai mise au point progressivement, en cherchant avant tout à m’adapter aux élèves dys- qui passent dans ma classe. Cette approche est basée sur l’apprentissage de ritournelles simples qui servent d’ancrages mémoriels. Le but est de s’approprier un savoir formel en le transposant sous la forme d’une brève histoire contextualisée.

Je consacre beaucoup d’heures à l’enseignement de ce temps de conjugaison. Je considère qu’il est le plus difficile de la langue française. Sa complexité tient au nombre et à la diversité des terminaisons qui le composent. Aussi, je respecte un cheminement très progressif et immuable sur six semaines en CE1-CE2 (trois semaines en CM1). Le voici synthétisé :

  • Nous révisons d’abord comment mettre un verbe à l’infinitif, en utilisant « il va… » (semaine 1). Cette étape permettra ensuite de choisir entre les deux sortes de terminaisons des personnes du singulier : celles des verbes du 1er groupe et celles des verbes du 2e et 3ème groupes.
  • Conjugaison des verbes en -er aux personnes du singulier (semaine 1). Mes élèves apprennent à commencer leur phrase par « en ce moment » pour ancrer le verbe dans le présent. Ils mémorisent par coeur la ritournelle « verbe en -er, verbe en -e ». Ils réutilisent l’astuce du « -S plein de graisse » pour la 2ème personne du singulier.
  • Conjugaison des verbes autres qu’en -er aux personnes du singulier (semaine 2). Mes élèves retiennent l’assertion « pas de -er, pas de -e ». Je leur en apprends ensuite une autre : « J’écoute le chant du verbe et j’invoque le totem du -S -S -T ». Généralement, nous scandons les terminaisons à la façon d’un chant guerrier. Je me permets une petite remarque sur l’illustration du totem que j’ai dessinée. Sa tête n’est pas seulement décorative. Les oreilles surdimensionnées rappellent qu’il faut d’abord écouter comment sonne le verbe (pour trouver le radical) avant de lui apposer sa terminaison.
  • Conjugaison des verbes de tous groupes aux personnes du singulier (semaines 2 et 3). Mes élèves doivent utiliser le passage par l’infinitif pour identifier la catégorie de terminaisons qui correspond au verbe à conjuguer. C’est à ce moment que j’utilise l’astuce (et l’affiche) d’E.T. pour choisir entre « -e » et « -t » à la 3ème personne du singulier.
  • Conjugaison des verbes de tous groupes au pluriel (semaines 4 et 5), avec la révision des personnes récurrentes : -ons, -ez, -ent. Une fois réactivées, nous découvrons les « exceptions ». Il s’agit des verbes pour lesquels la terminaison de la deuxième personne du pluriel est « -tes » (être, faire, dire) et ceux pour lesquels la terminaison de la 3ème du pluriel est « -ont » (être, avoir, faire, aller).
  • Conjugaison des verbes « être, avoir, aller » (semaine 5-6). J’aborde ces verbes très usités en dernier car ils ajoutent encore des irrégularités : « j’ai », « nous sommes », « il va »… S’ils sont introduits trop tôt, ils peuvent faire perdre de vue les règles générales de formation du présent. Plus tard dans l’année, nous découvrirons d’autres verbes avec une particularité : prendre, vouloir, pouvoir…

rapière

Une dernière chose. Comme pour les terminaisons récurrentes, je privilégie les séances courtes, rituelles, quotidiennes et ludiques (<15 mn). Je recours toujours à des activités sur ardoise menées en groupe classe ou en petits groupes de 4 à 6 élèves. Ces moments sont plus efficaces et mieux vécus que les longues séances de conjugaison. Un court travail individuel sur cahier peut venir après une activité collective mais il n’est jamais proposé sans « mise en jambes ».

Au niveau des ressources, voici la leçon que j’utilise :

leçon présent

Et les affiches qui détaillent les éléments pertinents pour cette notion :

00 - débute ta phrase par en ce moment

01 - singulier vb 1er groupe

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Les terminaisons de personne récurrentes

Après avoir découvert les différents pronoms personnels, j’ai pour habitude de m’atteler à la conjugaison proprement dite. Je débute toujours avec l’étude des terminaisons de personne récurrentes. Il s’agit des marques de personne que l’on retrouve aussi bien au passé, au présent ou au futur.

A l’issue de mes séances, je souhaite que mes élèves soient capables :

  • de réciter les phrases mnémotechniques associées aux pronoms  « tu, nous, vous, ils / elles ».
  • d’ajouter au verbe (dont le radical est déjà écrit) la terminaison correspondante a un de ces PP.
  • de commencer à conjuguer « à l’oreille » aux temps de l’imparfait, du présent et du futur, en utilisant les terminaisons qui correspondent à ces personnes.

Avant d’aller plus loin, je préfère prévenir : mon approche est peu conventionnelle. Mais cela fonctionne dans ma classe. Je vous laisse découvrir si cela peut vous convenir. Pour que vous cerniez mieux mon intention, je me permets une petite digression.

Tout le monde connaît par cœur la phrase « Mais où est donc Ornicar ? ». Cette question évoque la réplique d’un personnage fictif à la recherche d’une personne au prénom plus qu’improbable.  Elle est bizarre, fantaisiste, venue de nulle part. Mais voilà : elle permet sans mal de se remémorer la liste des différentes conjonctions de coordination. Et bien, j’ai essayé de procéder de la même façon avec les terminaisons de personne.

J’ai associé à chaque pronom personnel une ritournelle simple, accompagnée d’un dessin qui l’illustre fidèlement. Ainsi les élèves visuels comme les enfants auditifs peuvent se la rappeler automatiquement. Les différentes assertions n’ont pas de lien entre elles. Ces dernières sont surtout un prétexte. L’objectif est de s’approprier un savoir formel et arbitraire en le transposant sous la forme d’une brève histoire contextualisée.

Chaque jour, pendant trois semaines, je mets en oeuvre un rituel rapide qui offre aux enfants l’occasion de mobiliser leurs connaissances. Je propose des minis dictées, des petits exercices collectifs : QCM avec plusieurs terminaisons, jeu de la terminaison pirate dans une série correcte, choix du PP qui correspond à un verbe déjà conjugué… En plus du présent, je veille à proposer aux élèves des activités de conjugaison à l’imparfait ou au futur. L’idée est de montrer aux enfants qu’en faisant confiance à leur oreille et en appliquant les règles de personne, ils parviennent à conjuguer correctement beaucoup de verbes.

Je cesse ces activités lorsque le recours aux phrases mnémotechniques est devenu naturel et immédiat. Nous enchaînons ensuite avec le programme traditionnel et l’étude des différents temps. Depuis quelques années, j’ai constaté que cette première approche donne confiance à mes élèves dans « l’art de conjuguer ». Elle constitue un moment repère auxquels ils se réfèrent souvent. Cela leur offre un premier ancrage sur lequel ils s’appuient lorsqu’ils  abordent dans le détail un temps de conjugaison en particulier.

Voici la leçon que je fournis à mes CE2-CM1 :

00 - leçon

Et voici les affiches qui reprennent de façon détaillée les éléments pertinents pour cette notion :

les trois Q du verbe

terminaisons sont récurrentes

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Je distingue les pronoms personnels

Voici un article consacré aux pronoms personnels sujets. Lorsque je les étudie avec mes élèves, je souhaite qu’ils soient capables :

  • de repérer les PP de reprise dans un récit et d’identifier à qui ils renvoient.
  • de remplacer un GN par un pronom personnel pour éviter une répétition.
  • d’écrire un PP en fonction de la personne et du nombre demandés (écrire le PP de la 2ème personne du pluriel par exemple).
  • de faire varier le nombre d’un PP sans changer la personne (par exemple, passer de « tu » à « vous »).

Chez les Tikis, les Pronoms Personnels ont la forme des initiales PP. Ils correspondent à un personnage à plusieurs têtes que l’on peut « réveiller » pour faire varier la personne. Pour les détails de la genèse de ces personnages, vous pouvez consulter la fiche ci-dessous :

00 - fiche d'identité du PP

Pour introduire les PP, je pars souvent de la découverte guidée d’un dialogue et d’un récit. Je fais chercher à mes élèves les petits mots qui désignent les personnages. Mon objectif est de faire comprendre que les PP utilisés dépendent souvent du type de texte :

  • les pronoms de la 1ère et de la 2ème personne désignent généralement les participants d’un dialogue.
  • les pronoms de la 3ème personne désignent le plus souvent les personnages d’un récit. On voit ensuite que ces PP sont également présents dans un dialogue pour  évoquer un acteur extérieur à la conversation entre deux individus.

Voici la leçon que je propose et qui reprend ce classement en pronoms du dialogue / pronoms du récit :

Leçon PPS - cleclasse

Et enfin voici les affiches qui reprennent les différents points évoqués dans la leçon :

01 - PP du dialogue

 

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